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January 19 2014

18:31

Numérique 1 – Travail zéro !

 

J’aime le web et j’aime le monde numérique plus généralement. Les nouvelles technologies ont permis de créer une valeur absolument gigantesque, elles ont créé de nouveaux marchés inimaginables il y a quelques années, en somme elles ont largement augmenté la taille du gâteau !  

En revanche, il ne fait plus trop de doute que le numérique détruit beaucoup plus d’emplois qu’il n’en crée, il va même peut-être détruire tous les emplois… Pour éviter tout de suite les remarques et commentaires : je ne me plains pas de ce fait, je l’accepte, et je pense que nous devrions collectivement réfléchir à la société dans un monde post-emploi.

Cette idée du numérique qui détruit l’emploi est en train de monter fortement et elle est de plus en plus documentée. Rien que cette semaine, la couverture de The Economist  , un billet sur France culture  ou encore une interview de Paul Jaurion  dans le figaro. Sans parler des livres comme Who owns the future de Jaron Lanier, ou encore The second machine age.

Certes, le numérique crée aussi de l’emploi. Mon métier est d’investir dans des startups et de les accompagner pendant leurs premières années. Quand elles trouvent leur marché, elles passent de 4  salariés à 10, 20, 100 salariés et plus au fil des années.

Cependant la plupart de ces startups créent des services, des solutions technologiques qui optimisent et automatisent des process faits auparavant en partie par des hommes. Ou alors elles désintermédient des acteurs en place et globalement permettent de faire à 5 ce qui nécessitait 30 personnes auparavant.

Le numérique lui-même est pris dans ce tourbillon. D’après ce rapport (pdf), le nombre d’employés par start-up se réduit au fil des

création d’emplois des startups US

années. Et dans chaque conférence, on entend toujours les mêmes histoires de sociétés qui dominent un marché avec très peu d’employés (Instagram: 13 employés, Lending club 150 employés)

Il ne fait aucun doute que le numérique crée et libère une énorme valeur : les chiffres de progression de la productivité ne laissent aucune place au doute, comme l’évoque ce billet récent de Gilles Babinet . Mais croyez-vous vraiment que ces progrès de productivité créent des emplois. La destruction créatrice de Schumpeter fonctionne parfaitement au 21ème siècle. D’énormes pans d’industries sont détruits, éclatés, transformés par de nouveaux modèles, uniquement possibles grâce aux capacités numériques. Il y a bien destruction puis création d’une valeur plus grande. Mais une création de valeur n’implique plus forcément une création d’emploi. Nous sommes trop habitués à raisonner en termes d’emplois, à lier la valeur collective à la création d’emplois. Le chômage est l’indicateur clé qu’il faut maîtriser, faire diminuer… Nos politiques ne raisonnent que comme cela, rappelez vous « travaillez plus pour gagnez plus » de Sarkozy, ou  » l’inversion de la courbe du chômage » chère à Hollande.

Il y a bien comme toujours destruction et création d’emplois. Cependant ce n’est pas un jeu à somme nulle, et surtout les emplois détruits sont très différents des emplois créés, comme l’explique cet excellent article d’Hubert Guillaud dans Internet Actu  :

Aujourd’hui, tout le monde s’interroge sur la durée, la nature, l’ampleur de la phase de destruction de l’emploi. On estime à 7,5 millions le nombre d’emplois perdus ces 5 dernières années aux Etats-Unis, principalement des emplois intermédiaires (entre 38 et 68 000 dollars par an soit entre 27 et 50 000 euros). Sur les 3,5 millions d’emplois créés sur la même période, 29% concernent des salaires élevés, 69% des salaires très bas, et seulement 2% des salaires intermédiaires. Dans la zone euro, la disparition d’emplois de salariés intermédiaires s’élève à 6,7 millions et la création d’emplois à 4,3 millions, essentiellement des emplois peu rémunérés là encore. Source InternetActu

La classe moyenne est donc en train de s’enfoncer vers la pauvreté. Ce genre de mouvement n’est malheureusement jamais trop bon pour l’économie mais surtout pour la démocratie. Mais ceci est un autre débat.

Voici quelques tendances fortes que j’ai pu découvrir sur l’impact du numérique sur le travail et surtout l’emploi.

L’automatisation et la robotisation 

C’est l’axe le plus évident, le plus tarte à la crème. Nous voyons apparaître des algorithmes et des robots qui remplacent simplement et directement des activités faites auparavant par les hommes. Les robots dans les usines, l’impression 3D sont autant d’exemples d’optimisation de la production qui remplacent et démultiplient la force humaine certes mais aussi pour des taches de plus en plus complexes. De la transformation des secteurs primaires et secondaires (agricultures et production) issue de la révolution industrielle et la mécanisation, la puissance numérique va transformer le secteur tertiaire des services qui représente aujourd’hui 80% des emplois.

Le premier âge était celui de la Révolution Industrielle inaugurée à la fin du 18ème par la machine à vapeur. Le Premier Age, c’est celui où la machine remplace la puissance musculaire de l’homme, où cette puissance augmente à chaque évolution, mais où l’homme est toujours nécessaire pour prendre les décisions. Et même, plus la machine évolue, plus la présence de l’homme est nécessaire pour la contrôler. Le premier âge, c’est donc celui d’une complémentarité entre l’homme et la machine.

Le Deuxième Age est très différent : on automatise de plus en plus de tâches cognitives et on délègue à la machine les systèmes de contrôle qui décident à quoi la puissance va servir. Et dans bien des cas, des machines intelligentes prennent de meilleures décisions que les humains. Le Deuxième âge, ce n’est donc plus celui de la complémentarité homme-machine, mais celui d’une substitution. Et ce qui rend possible ce phénomène, ce sont trois caractéristiques majeures des technologies contemporaines : elles sont numériques, combinatoires et exponentielles.

Source:  Xavier de la Porte sur france culture

Prenons l’exemple des google cars.  On sait aujourd’hui faire conduire une voiture sans conducteur dans les rues d’une ville. Et quand demain cette ville sera remplie de capteurs, quand les voitures de devant et de derrière transmettront leur vitesse, il y aura comme des rails numériques et dynamiques permettant d’assister la voiture dans sa conduite.  Pensez-vous que l’on parlera encore dans 20 ans de la querelle taxi vs VTC quand tous ceux-ci seront remplacés en grande partie par des robots et des algos ?

Les régies publicitaires sur internet sont aussi une illustration de cette tendance, d’autant plus intéressante car la création et destruction s’est faite sur un cycle très court. Lors de la première ère du web, parmi les premières entreprises créées, il y a eu l’ecommerce et les régies publicitaires. Ces dernières ont traité le web comme un média et ont donc permis la monétisation de l’audience. C’est aujourd’hui encore le modèle économique d’une grande partie du web grand public. De 95 à 2005, il s’est créé un grand nombre de régies publicitaire web et mobile. Il y a eu un mouvement de concentration assez naturel sur ce genre d’activité, mais surtout l’arrivée du programatic advertising qui, tel un ouragan, est passé sur ces régies dont l’essentiel de la force de travail était des commerciaux vendant de l’espace d’affichage. Avec le Ad exchanges, un humain seul peut acheter ou vendre des milliards d’impressions.  Ces régies, qui en 10 ans ont créé beaucoup d’emplois, sont en train d’être désintermédiées par des places de marchés et automatisées par des algorithmes. Alors que, dans le même temps, le nombre d’impressions potentielles, le nombres d’écrans et le nombre d’annonceurs explosent.

L’économie horizontale

La véritable puissance du web est dans son organisation en réseau décentralisé (plus ou moins neutre…) et donc sa capacité à supporter les organisations et des modèles économiques en réseaux.  Le succès actuel de la consommation collaborative avec des startups comme airbnb, blablacar, kisskissbank, La ruche qui dit oui (disclaimer à l’anglosaxon : mon employeur est investisseur dans La ruche Qui dit Oui et KissKissBankBank) permettent d’acheter, de partager, de louer les biens et services d’autres consommateurs. Ces plateformes créent énormément de valeur en rapprochant directement offre et demande et en supprimant les intermédiaires.

Elles entraînent une situation intéressante : d’un côté elles concurrencent fortement des modèles anciens (hôtellerie, banque, transport) en les désintermédiant, mais ces intermédiaires sont des emplois de services très nombreux. Dans un premier temps ces startups augmentent la taille du gâteau mais, en grossissant, elles finissent par cannibaliser les acteurs historiques (parlez de Blablacar à la SNCF…).

D’un autre coté, avec leurs modèles de particuliers à particuliers, ces services créent de nouvelles sources de revenus pour ces participants. On ne peut pas appeler directement cela des emplois car ils ne sont pas réguliers, mais ce sont bien des revenus complémentaires pour les participants.

Le crowdsourcing 

Au-delà de la création/destruction d’emploi, le numérique fait aussi émerger de nouvelles sorte de travailleurs. On pourrait dire des humains qui travaillent pour des robots.

Il y a certes des robots qui transforment de plus en plus la façon de travailler dans les usines et entrepôts. Cette vidéo des robots utilisés dans les entrepôts d’amazon est assez parlante.

Beaucoup moins connu mais beaucoup plus impressionnant, Mechanical turk est un autre service d’amazon qui est une plateforme de crowdsourcing. C’est une véritable place de marché du travail ou bien une bourse à l’emploi géante.

Mechanical Turk est un service qui permet de crowdsourcer une série de tâches répétitives. Chaque tâche est décrite comme un HIT (Human Intelligence Task).

Home page d'amazon mechanical turk

Home page d’amazon mechanical turk

 

Les utilisateurs sont, d’un côté, des entreprises ayant une grande quantité de process assez répétitifs mais qui ne peuvent être encore résolus par des algorithmes, et de l’autre, des individus qui sont payés à la tâche (taper un texte, tagger une image, rechercher une série de données…).

Le mot crowdsourcer est assez ambigu : derrière la foule il y a bien une somme d’individus, et chacun de ces individus effectue une série de taches répétitives avec un salaire horaire pour un utilisateur concentré entre 3 et 5$ de l’heure, d’après ce rapport .

Personnellement, je ne suis pas choqué par ces plateformes qui créent de nouvelles sources de revenus qui plus est partout dans le monde, dans des pays où de tels salaires sont largement au-dessus du niveau moyen.

 What started as a niche experiment has become a major global industry. Like some other activities, like work at call centers, digital piecework represents a form of virtual labor migration that denationalizes employment. Research byPanos Ipeirotis, a computer expert at the Stern School of Business at New York University, estimates that Mechanical Turk alone engages 500,000 active workers in more than 100 countries, with workers heavily concentrated in two countries: the United States (with 50 percent of the total) and India (with 40 percent). Source blog economix

 

Mais il est vrai que cela fait réfléchir sur une relation travailleur/employeur assez favorable à l’employeur (pas de contrat de travail, pas de salaire minimum, pas de « benefits »…) .De plus il y a un côté un peu ironique quand on sait qu’en effectuant ces taches informatiques, l’utilisateurs (à 70% des femmes) permet d’améliorer petit à petit l’algorithme qui le remplacera.

Je pense qu’il faut regarder ce type de plateformes (il en existe d’autres) comme des sources de revenus complémentaires mais non pas comme unique source de revenu. On peut aussi espérer qu’il y aura des taches et des missions des plus en plus intéressantes.

Il existe d’autres types d’emplois proches du crowdsourcing créés par l’industrie numérique : Trebor Scholz a réalisé une carte de cet écosystème mais aussi d’excellentes présentations : The Internet as Playground and a factory

waged digital labor map

 

 

Je recommande le visionnage de cette présentation de Trebor Scholz qui couvre Mechanical Turk mais aussi le concept de travail gratuit :

 

 

Le travail gratuit

Dernière tendance forte, l’organisation en réseau qu’apporte le numérique à permis l’éclosion du travail gratuit. Wikipedia, openstreetmap ou même encore les personnes qui sous-titrent les films et séries que l’on trouve sur les réseau de téléchargements. Ces personnes ne détruisent pas spécialement beaucoup d’emplois, mais il est très intéressant de voir que des utilisateurs font des travaux gratuits sciemment ou inconsciemment comme l’illustre l’histoire de recaptcha.  Des personnes prennent de leur temps pour enrichir des bases de données ouvertes et partagées par tous, construire des logiciels opensource….

Il y a quelques années, quand Facebook a voulu internationaliser sa plateforme, il a fait appel à ses utilisateurs pour la traduction de l’ensemble des fonctionnalités du site. C’est un très bon exemple de l’utilisation de la foule (en l’occurrence ici sa communauté) pour effectuer une tache de l’entreprise. Certains vont jusqu’à dire que l’utilisation des réseaux sociaux est une forme de travail gratuit car nous fournissons nos données gratuitement, en échange d’une plateforme qui les monétise.

La carte des activités non rémunérer par Trebor Schultz

La carte des activités non rémunérées par Trebor Schultz

 

 

Conclusion

 

Les réflexions autour du travail et du numérique (destruction massive d’emploi, microtache, travail gratuit, production et consommation collaborative) mènent rapidement vers des questions politiques. Quelle organisation de la société peut s’adapter à ses évolutions. A titre personnel, je pense que le Basic Income (revenu  de vie : verser un salaire à tous les citoyens quels que soient leurs activités, leur richesse ou leur revenu déjà existant) est une des bonnes pistes à creuser.

Je le répète, je ne suis pas un décliniste, je ne crois pas en la décroissance, et je pense que tenter de ralentir ces innovations n’a aucun sens. Nous vivons il me semble une époque incroyable de changement accéléré, de changement de paradigme. Cependant, certains modèles de pensées globaux de nos sociétés raisonnent encore dans le paradigme précédent. L’emploi est un exemple : de nos jours, c’est encore la source principale de revenu, un attribut social important, une des sources de financement de notre système social, un indicateur macroéconomique important. J’ai le sentiment que dans l’économie de demain, il aura perdu beaucoup de ses attributs.

J’aime le progrès, j’aime le numérique et j’estime que nous avons gagné : les machines travaillent pour nous. Maintenant tachons d’inventer la société qui va avec ce nouveau postulat.

 

 

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April 04 2013

10:03

Bitcoin : le système monétaire de l’ère du web

L’actualité très récente a mis Bitcoin sur le devant de la scène. Alors que la valeur du Bitcoin a dépassé les 100€, des acteurs de l’écosystème Bitcoin subissent des attaques ou des difficultés à fournir leur service. Il en résulte que tous les gros sites internet finissent par parler de Bitcoin, qui fait même la une du Financial Times aujourd’hui 4 avril 2013 !

Cela faisait très longtemps que je voulais écrire un billet sur Bitcoin, je profite donc de cette crise d’euphorie autour du Bitcoin pour me donner un coup de pied aux fesses et tenter de résumé dans ce billet ce que je sais du Bitcoin. Si de vrais Bitcoiners me lisent, pardonnez s’il vous plait par avance mes simplifications. L’article ne sera pas complet et ne rentrera pas dans les détails du fonctionnement du Bitcoin mais tente plutôt d’en décrire les grands principes.

Le Bitcoin qu’est ce que c’est ?

Bitcoin, c’est

-          un réseau alternatif de traitement des transactions sur internet,

-          utilisant une monnaie autonome,

-          P2P,

-          open source,

-          prévisible et mathématique.

Le mot bitcoin désigne à la fois les unités de compte qui circulent sur le réseau bitcoin et le réseau lui-même, qui permet de transmettre et de valider les transactions en bitcoin. C’est de ce point que vient beaucoup de confusions.

Je répète Bitcoin c’est :

  • une monnaie, c’est-à-dire une unité de compte  qui permet de stocker de la valeur, d’échanger des biens ou services. Tout comme le sont le $ ou l’€. Cette monnaie a un cours fixé par le marché et c’est ce cours qui est en train d’exploser et qui fait la une des journaux… Cette monnaie n’a pas d’émetteur central et est donc très différente des monnaies complémentaires qui ont existé jusqu’à présent et où il y a toujours un organisme central qui a la main sur le robinet de monnaie (les miles des compagnies aériennes, les Facebook Credit, les World of Warcraft $…).
  • Mais bitcoin est aussi (et surtout) un protocole de paiement décentralisé (P2P) : pour faire simple c’est Visa/Mastercard rencontre Bittorrent. A la différence de Visa/Mastercard ou Paypal qui sont des réseaux de paiements centralisés où celui qui paye et celui qui est payé doivent adhérer au réseau, avec Bitcoin, nous sommes face à un vrai réseau Peer to Peer où je peux payer un tiers sans passer par un point central. C’est bien dans ce réseau de transaction que réside toute la puissance de Bitcoin. Le réseau Bitcoin est une alternative libre et ouverte aux réseaux d’acceptations de paiements qui sont un oligopole de Visa, Mastercard, Paypal et des banques.

Dans la suite du billet j’insisterai plus sur cette vision de réseau de paiement de Bitcoin plutôt que dans la notion de monnaie/or numérique qu’est le Bitcoin même si c’est cet axe qui intéresse actuellement les spéculateurs (dont j’avoue faire parti) et les journalistes.

Concrètement que peut-on faire avec le réseau Bitcoin ?

Aujourd’hui lorsque vous payez en ligne, en donnant votre numéro de carte, vous donnez l’autorisation à un tiers de venir tirer l’argent sur votre compte. A chaque fois que vous achetez en ligne vous diffusez donc un point d’entrée vers votre compte en banque. Avec le protocole Bitcoin, on parle de « Push payment»  ou encore de « cash numérique» . S’il y a « coin»  dans le nom c’est bien pour une raison, lorsque vous avez un bitcoin vous avez physiquement la pièce sur votre support (ordinateur, téléphone…).  Je veux payer Amazon je leur envoie 20€ pour un livre. Littéralement j’envoie de l’argent (des bitcoins) de mon compte bitcoin vers leur compte bitcoin. Exactement comme à la librairie du coin de la rue ou je pose 20€ sur table. Avec des moyens de paiements qui s’appuient sur le réseau Bitcoin je peux donc payer en ligne (et dans la rue grâce aux smartphones) sans passer par les systèmes de paiements traditionnels,  surtout sans passer par un point central et avec des commissions extrêmement basses.

Comment ça marche ?

Dans l’univers Bitcoin tout est régi par des adresses qui ressemblent à cela

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Chaque participant au réseau Bitcoin a donc une adresse à partir de laquelle il peut recevoir des fonds, envoyer des fonds et stocker des fonds. L’adresse Bitcoin est l’équivalent du compte en Banque. Par contre tout utilisateur peut créer autant d’adresses qu’il le veut. Toutes les adresses sont publiques mais chacun peut décider de faire un lien entre cette adresse et une personne (ou une entreprises) ou bien de rester anonyme.

Toutes les transactions qui passent par le réseau Bitcoin sont visibles de tous. Des sites comme blockchain.info permettent de voir en temps réel toutes les transactions.Une base de données partagée par tous les participants au réseau bitcoin, constamment mise à jour est représentée par une chaine de bloc qui regroupe l’ensemble des transactions réalisées depuis la création du Bitcoin.

En revanche, le réseau Bitcoin ne s’oppose pas aux monnaies classiques, il est tout à fait concevable d’effectuer des transactions €/€ ou même €/$ à partir d’un réseau Bitcoin. Je veux payer mon coiffeur 20€. J’utilise un wallet qui sait parler le langage du protocole Bitcoin et mon coiffeur utilise aussi un terminal de paiement qui sait parler le Bitcoin. Je décide de lui transférer 20€ qui sont instantanément transformé en Bitcoin, la transaction se fait d’une adresse Bitcoin à celle de mon coiffeur qui enfin via son logiciel d’acceptation de paiement peut retransformer les Bitcoins en €.

J’ai donc fait une transaction électronique classique €/€ sans passer par ma banque, visa ou Paypal.

Vous notez bien que mon coiffeur et moi-même n’avons pas eu à signer un contrat avec Paypal ou Visa/Mastercard/GIE CB à travers nos banques. Je peux utiliser le service de paiement de mon choix et mon coiffeur celui qu’il désire. A partir du moment où ces 2 solutions savent parler le langage Bitcoin la transaction peut avoir lieu. On peut faire le parallèle avec http, peu importe que j’utilise un PC ou un Mac et peu importe le browser, à partir du moment où chacun sait lire le protocole HTTP  je peux publier un texte et vous pouvez le lire. Un réseau Bitcoin résout bien le problème qu’on la plupart des porte-monnaies électroniques qui doivent convaincre vendeur et acheteur de contracter avec leur solution.

Des cas d’usage ?

Sur le web on peut imaginer des cas d’usages tout à fait classique de paiement en ligne, à la différence que beaucoup moins d’étapes sont nécessaires pour valider un paiement bitcoin. Une adresse Bitcoin est affichée par un marchand (en brute, sous un alias ou sous la forme d’un QR code peu importe) et je dis à mon wallet, envoie x€ à cette adresse bitcoin.

Hors ligne aussi le protocole bitcoin a de l’intérêt. Imaginez le canard enchaîné qui met, sous la forme d’un QR code, une adresse Bitcoin sur chacun de ses numéros. J’arrive chez mon vendeur de journaux, je prend le canard enchaîné, je lis l’adresse bitcoin avec une application sur mon portable et boom j’ai envoyé 1,5€ au canard . j’ai bien envoyé des €, je n’ai pas donner l’autorisation au Canard de venir retirer l’argent sur mon compte, je l’ai envoyé et c’est non révocable.

Idem pour les cagnottes en ligne (comme Leetchi la plus emblématique en France). Je veux faire tourner une enveloppe pour acheter le cadeau de départ d’un collègue. Au lieu de faire tourner une enveloppe je fais tourner une adresse bitcoin vers laquelle chacun peut envoyer la somme qu’il désire.

On peut imaginer de nombreux cas d’usages mais le principe à retenir est le suivant : avec le protocole Bitcoin c’est celui qui veut recevoir les fonds qui expose une adresse Bitcoin et chacun peut pousser son argent depuis son adresse Bitcoin, comme l’on dépose 1€ sur un comptoir pour payer son café.

Comment fabrique-t-on des Bitcoins : la création monétaire ?

A l’opposé des monnaies classiques qui sont des monnaies élastiques dont la masse monétaire croit (normalement) à la vitesse de la croissance de l’économie (oubliant pour un instant le quantitative easing et autre politique de la planche à Billet ) les Bitcoins sont une monnaie asymptotique, c’est à dire il y a un nombre fini de Bitcoin qui va tendre vers 21 Millions à horizon 2020. Nous sommes partie de quelques 100aines de Bitcoins en circulation début 2009, pour atteindre environ 11 millions en ce moment, 14 millions en 2014 et tendre vers 21 millions en 2020.

Les Bitcoins sont créés à un rythme de 25 bitcoin toutes les 10 minutes environ, et ces 25 bitcoins crées sont donnés à l’un des nœuds informatique qui participe au réseau bitcoin. Il existe des personnes qui sont appelés les « miners » dans l’univers Bitcoin, qui font tourner leurs ordinateurs afin de faire des extractions mathématiques. Toutes les 10 minutes une de ces personnes reçoit 25 bitcoins (c’était 50 avant décembre 2012 et ce nombre est divisé par 2 tous les 210 000 blocs). Voilà comment sont créés les Bitcoins : ex nihilo toute les 10 minutes j’augmente la masse monétaire en récompensant un miner.

Extrait des slides de formation Bitcoin par Paymium

Les coûts de transactions : la carotte

Une transaction Bitcoin a un coût quasi nul grâce à un très ingénieux système de « carotte ». En effet il y a un lien entre les personnes qui font tourner leurs ordinateurs pour miner du Bitcoin et la validation des transactions. Je suis un « miner Bitcoin », un cherhceur d’or des temps moderne et je fais donc tourner sur mon ordinateur un client Bitcoin dont le but va  être de résoudre une équation mathématique complexe. Si mon ordinateur est le premier à trouver la solution de l’équation (grosse simplification ici, nous parlons en réalité de traitement cryptographique, je vous invite à lire la page wikipedia sur Bitcoin qui n’est pas super clair mais qui présente bien les aspects techniques) je gagne toutes les 10 minutes environ 25 bitcoins. Mais en faisant tourner mon ordinateur pour tenter de gagner cette carotte j’ai en réalité validé plusieurs transactions sur le protocle Bitcoin. Chaque nœud du réseau Bitcoin contribue donc à la validation des transactions qui ont lieu sur ce réseau.

Nous avons donc bien un système de transaction financière comme peut l’être Visa mais en P2P et donc à coût quasi nul. Des acteurs de l’écosystème Bitcoin créent des solutions qui permettent de simplifier toute ces étapes pour un simple utilisateur et prélèvent alors des commissions comme peut le faire un PSP, mais vu les faibles coûts de gestion les commissions sont bien plus basses qu’avec les systèmes monétaires classiques.

Les attaques contre Bitcoin

Depuis la création de Bitcoin en 2009 la vie de l’écosystème a été faite de haut et bas pour la valeur du Bitcoin mais aussi d’attaques de banques Bitcoin. Il faut bien comprendre que ce n’est pas le réseau Bitcoin qui est attaqué, ni même la monnaie Bitcoin qui est falsifiée (via de la création de fausse monnaie, de copie de Bitcoin existant ce qui est impossible) mais c’est un acteur de l’écosystème, qui joue souvent le rôle de banque en stockant les Bitcoins pour compte de tiers, qui est attaqué. Des hackers cherchent des endroits pas assez protégés où sont stockés les bitcoins et tentent de les voler. Je répète le Bitcoin est vraiment assimilable à une commodité comme peut l’être l’or ou le pétrole. Il y en a un nombre fini, lorsque vous le stockez sur votre ordinateur vous avez effectivement des « pièces » sur vos disque durs. Si ces disques durs sont détruits, ou volés les pièces qui vont avec le sont aussi. Toutes les attaques dont vous entendez parler peuvent être assimilées à des attaques de banques par les voyous lors de la ruée vers l’or. Ce n’est pas l’or qui est copié ou dupliqué à l’infini mais bien les banques qui stockent l’or qui sont attaquées. C’est pourquoi les acteurs qui jouent ce rôle de banque dans l’économie Bitcoin restent très vigilent à ne pas stocker les bitcoins sur des serveurs connectés au web. On peut même aller plus loin et stocker des Bitcoins au format papier tout simplement en imprimant sur du papier les clés privées qui permettent de dénouer une transaction. Après à vous de voir si vous voulez sotcker ces papiers qui sont finalement des billets chez vous sous votre matelas, au fond du jardin ou carrément dans le coffre fort d’une banque.

Les points importants

Je le répète car c’est le point le plus important :

Bitcoin est une monnaie cryptographique ET un réseau de paiement.

C’est d’ailleurs peut être là qu’est le problème du Bitcoin, car si la nécessité d’avoir un réseau de paiement décentralisé construit pour l’ère de l’Internet (et non pas des bouts de sparadraps pour faire rentrer dans le monde du web des moyens de paiement imaginés dans l’ère pré-web) semble évidente, il peut se poser des questions sur la monnaie Bitcoin : plus qu’une monnaie, c’est une commodité numérique. Sur ce point je recommande chaudement la lecture du meilleur article que j’ai pu trouvé sur Bitcoin par @felixsalmon

In reality, then, bitcoin doesn’t really behave like a currency at all. In terms of its market value, it looks much more like a highly-volatile commodity. That’s by design: bitcoins were created to be the most fungible commodity the world had ever seen – to the point at which they would effectively erase the distinction between a commodity and a currency….

…In order to have economic growth, you need monetary growth as well — and that’s something which is impossible to achieve in a bitcoin-based system. Currencies such as the dollar, with a central bank which can print money at will, have succeeded for a reason. As economies grow, the money supply has to be able to grow with them. And that’s why bitcoin can never really succeed over the long term.

Quelques questions autour du Bitcoin où je n’ai pas de réponses :

Une masse monétaire doit croître au rythme de la croissance de l’économie. Avec le Bitcoin ce n’est pas le cas . Quel problème cela pose ? Bticoin est il donc biaisé dès sa création comme le suggère cet excellent billet .

Pourquoi la valeur du Bitcoin est en train d’exploser ? la réponse est multiple : méfiance dans les monnaies classiques, pique d’interêt des médias, prise de conscience que le Bitcoin est plus une commodité finie comme l’or plutôt qu’une monnaie et donc sa valeur va monter……

Tentative de prospective autour du Bitcoin

Oui la valeur du Bitcoin va connaitre des hauts et des bas au fil des attaques de banques Bitcoin, des actes de méfiance des gouvernements et banques centrales voir de nouvelles lois mais sur le long terme je pense que la valeur du Bitcoin va monter. Peut être qu’une bonne façon de raisonner est de ce dire qu’en achetant du Bitcoin vous achetez des actions du futur concurrent de Visa ou MasterCard et donc sachant qu’il y aura 21 millions de Bitcoins à vous de calculer la valorisation juste.

Demain les banques traditionnelles, les PSP classiques comme Atos ou Ogone ou encore les Square se brancheront sur un réseau Bitcoin pour certaines de leurs transactions comme ils ont branchés sur les réseaux SWIFT, STET et autres ACH.

Le Bitcoin, ou un autre protocole monétaire fondé sur les même principe, va transformer la notion de confiance et la relation au eCommerçant. Aujourd’hui c’est l’eCommerçant qui est méfiant vis à vis du client et qui fait du screening et scoring et décide si oui ou non il va accepter un paiement du client qui peut s’avérer frauduleux. Demain, avec des modèles à la Bitcoin, c’est le client qui devra se poser des questions sur la fiabilité du site sur lequel il consomme. Car une fois qu’il aura payé via un réseau Bitcoin, les transactions ne sont pas révocables. cela change totalement la relation de confiance et donc les leviers marketing. Bien sûr comme souvent tout n’est pas blanc ou noir et l’on imagine plus les paiement via le réseau Bitcoin pour les petits montants et les achats d’impulsions, les gros montants étant payés en virement et les abonnements en prélèvement (qui a besoin d’une carte ;o) ?).

En conclusion je n’ai qu’un mot : Satoshi Nakamoto vous êtes un génie!

Un grand merci aux équipes de Paymium et en particulier Pierre Noizat et Gonzague Grandval  qui m’ont permis de comprendre en partie le monde du Bitcoin
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February 22 2012

17:46

The rise of context, interest and intent APIs

APIs are a big part of the future of the web ecosystem. To draw a parallel with the human body we could say that APIs are becoming the nervous (or even neuronal) system of the web. APIs are like nerves transporting information from different sensors (other apps and services) so that the brain can make a decision.

There is clearly a lot of different APIs and different APIs category as you can see in this Programmableweb screenshot .

There will be even more categories in the future. But the idea of that blog post is to categorize the API ecosystem differently.

First we can categorize API around what they do, just like 3scale did with 3 main categories:

-        Logic APIs : provide a service, an algorithm to transform data into something else.  Google translate, or Google goggles are good example. You send them data (a picture, a text) and they analyze and send you back a translation or the name of a product. A payment API could also go in that category as it provides a series of process on demand.

-        Data APIs : this is the largest family that can fit a lot of API. They just provide raw data that are exploited by apps, or by other API. We’ve seen emerging recently the “data supermarket” : Factual, Infochimps, DataPublica in France, Microsoft Azure Data Market Place are marketplaces where data providers will come to give or sell sets of data, or allow users to query datasets, mostly through API. Open Data website by government are an example of data market specialized in public dataset. PFM services could be an example of API that provide a lot of data about a user consuming habits. Those supermarkets are not yet one single API but we can see that coming. In the near future: if you want data, you’ll call one of those datasupermarket API and select in drill down menu which datatsets you need and you’ll pay according to the freshness are granularity of the data.

-        Presentation  API : provide the layer of visualization that can put the data and algorithm APIs in tune.  Google map is a good example of presentation layer to display geo data. Dipity http://www.programmableweb.com/api/dipity is another exemple : it allow you to show inormation on a timeline.

I’ll try to split the different type of API in categories that would be the most common needs for most the apps developed. To continue with the body analogy, we could say it is the main nervous system.

First you got the context APIs : this is the most common API you will find, giving information about who, what, when and where a user is. Those contextual informations provided by APIs on specific services will influence the app being used. We can slplit those “Context APIs” in sub-categories.

  • Who APIs : facebook is the obvious one, even though twitter, gmail and others are also doing a good job at it. The developer will use one of the other according to what he needs more for his app : virality and social graph he will obviously use Facebook or Twitter, more security (knowing the real identity) he will use a bank account are an identity provider that are trying to create a market around that identity layer Miicard is an example http://www.miicard.com/.
  • When APIs : When API are more difficult to find. There is a time stamp API ,  but Twitter or  Foursquare could be a good example in that category, providing data on where and WHEN a user was.
  • Where APIs: this is the most obvious one : geo data is what started the API business. Companies like simpleGEO is trying to achieve the creation of the ultimate where api. Their claim could be : just give us a lat/long coordinate and we’ll give you just what you want around that point : the address, the weather, the closest subway stop, the density of the area, the shops and promotions around… . This API by SimpleGeo is a good example (it is actually called context api) where you can find geocoded information, demographic data, weather…

Interest API are a fairly new category. They could be a sub category of the Who API as they give even more information about the user. Facebook is again an obvious service that provide those data but there are some more precise one : services like pearltrees are really interest graph. They give you the main area of interest of a user and its favorite sources. Pinterest, the rising start up du moment, is another example of an Interest service. Those interests API provide a good asset to developers, they can tap in what the user likes, what subject he’s specialized in. The Payment graph theorized by @tek_fin and that square is building is also another form of interst graph (where I spend my money is where i have my interest).

Interest is cool, but you know what is cooler ? INTENT API

Intent is the real gold of the internet that ealmost every B2C service are app is tring to gather. Google 40 billion $ business is mostly based on selling purchase intent data. So where is the Intent API ?

Maybe Twitter needs a category of its own. It can by itself provide a lot of context (who, what, when) but also interest, mindset… This is actually one of the true power of twitter. Its unique API can provide a lot of different information.  A company like Needium is trying to create that intent API just based on tweets analysis in a specific place and anticipate what a user will need.

In the near future the developer of an Application (mobile or on the web) will develop a service that will be optimized by information provided by those API : in which context are my users, what do they like/dislike or want, what did they do before…

Maybe we’ll see emerge Meta-API that centralized in one API all the others APIs of a category. A developer we’ll have to learn how to interact with one API, and this API will take care of the relationship with all the other sub-APIs. We could imagine a developer will be offer choice : around those lat/long coordinate you want the shops and restaurants alone with users rating : do you want the info from Foursquare, Yelp  are a mix of the 2. We already see those in the category of shipping where metaAPIs like those one offer merchant to choose between all the different shipping services available.

A service like http://www.mashape.com/ seems to be trying just that, and SimpleGeo s another great example.

Standing in the API middleman position sounds to me like a nice plan. Behind all that there are still business models that can be created :

-        group API calls buying, a meta API could sign just one contaract with a fee based API and split the bill with all the users behind

-        you can imagine affiliation on APIs : you get money because you bring API calls to specific APIs

-        For read / Write API you could imagine that the Meta-API is used as a buffer for information upoloaded to the API owner. You can tell them : I have a bunch of fresh data for your service but you need to pay if you want me to update it.

Of course APIs are not a stand alone product; they are just a tool that allows user to plug directly in a specific service.  But I am quite sure that we’ll see emerge that market of API and meta-API around context, interest and intent.

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November 09 2010

22:24

API et Darwinsime

en 1999 les gens disait pourquoi je devrais avoir un site web, 3 ans après tout le monde avait un site web, en 2009 les gens disent pourquoi je devrais avoir une API, 2 ans après tout le monde est en train de construire son API….

J’ai eu la chance d’aller au Web2expo à San-Francisco le printemps dernier. Et la meilleure présentation que j’ai vue pendant ces 3 jours autour des tendances du web est celle de Sam raji le directeur stratégie d’APIGEE, un des acteurs du web qui se positionne sur la gestion des API (avec Mashery et 3scale). Ce sont les petits malins qui à l’heure de la ruée vers l’or se contentent de vendre les pelles et le pioches !

Ce qui est excellent dans cette présentation est le parallèle qui est fait entre les API et Darwinisme, ou comment en ouvrant l’accès à son SI interne ou à ses données, une entreprise facilite la création de nouvelles branches de sa lignée qui seront probablement les plus résistantes dans les environnements futurs.

Je n’ai rien à ajouter plutôt que de vous dire de regarder ces slides et surtout de laisser tourner la vidéo en parallèle avec les commentaires de l’auteur en personne.

Darwin’s Finches, 20th Century Business, and APIs. Evolve Your Business Model: (Sam Ramji’s Web 2.0 Expo Talk) from Apigee on Vimeo.

Et bien sûr pour tout savoir sur les API on ne présente plus l’indispensable ProgrammableWeb (racheté cette année par Alcatel-Lucent, tiens tiens…)

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September 15 2010

01:14

Le twitter nouveau est arrivée : un pas de plus vers les internetS

Cette nuit Twitter a annoncé sa nouvelle version. Et ils ne l’ont pas appeler twitter 2.0 (ou encore plus geek  1.8) mais le new twitter. Ça me rappelle le New coke qui s’était soldé par le retour du Classic coke quelques temps après…

Donc le nouveau twitter c’est un twitter sur 2 colonnes avec des onglets. En clair et rapide c’est un twitter qui propose les focntionalités que les clients tiers (type seesmic, tweetdeck) proposaient depuis quelques temps dans leurs apps.

La colonne de droite va afficher des informations et surtout le contenu des tweet qui défile sur la timeline dans la colonne de gauche. Les onglets vont permettre de passer d’un univers à un autre (réponse, retweete…)

J’ai comme l’impression que le new twitter ça va être un twiter où l’on va passer de plus en plus de temps au sein de l’univers Twitter un peu comme Facebook le fait très bien et comme Google le fait avec ces dernières versions où de plus en plus de résultats de requêtes renvoent vers son propre domaine (maps, actualités…).

Cela me rappelle mon retour de vacances la semaine dernières quand j’ai ouvert ma boite aux lettre pour y trouver ces 2 couvertures de magasines. 

Derrière nous avons donc des stratégies de conservation de l’audience et monétisation des eyeball.

Alors les hardcore user vont faire des manifs pour retrouver l’ancien Twitter comme on l’a vu avec l’ancien ReTweet et avec le New coke.. Certains vont se tourner vers status.net et autres alternatives ouvertes de Twitter. Mais bon la majorité va suivre et peut être même que de nouveaux vont continuer à venir.

Questions à plusieurs milliards de $ : où est l’asymptote de cette courbe ?

Alors The web is dead ou bien Internet est mort vive les internetS.

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September 08 2010

20:32

September 02 2010

23:04

Facebook : un Internet pour les nuls ou une Nation en devenir ?

Image representing Facebook as depicted in Cru...
Image via CrunchBase

Facebook est un réseau social qui permet de relier différents profils d’utilisateurs. De retrouver des exs et de voir ses photos de classe à 12 ans (je parle ici en tant que Trentenaire…)

Mais Facebook est aussi une sorte d’internet à l’intérieur d’internet. Un Internet pour les nuls où les lecteurs de flux rss sont remplacés par les murs/wall, les forums de discussion par les pages de groupes, les digg par les « I like », Flickr par les albums photos, twitter par les statuts, Gmail par Facebookmail, WordPress par les blogs page, etc…

Facebook est aussi parfois vu comme une nation. Un récent article de The Economist traite du sujet . On compare souvent Facebook à une nation avec 500 M d’utilisateurs, la troisième population mondiale. Brad Bunham de Union Square Venture (une société de Capital Risque aussi géré par l’auteur de l’excellent blog AVC, Fred Wilson) déclare :

The job of facebook’s managers is to create a space in which citizens and firms feel comfortable investing their time and money to create things .

Vu comme cela Facebook aurait donc besoin d’une “gouvernance”, une constitution qui serait les conditions générales. FaceBook fait d’ailleurs maintenant (après quelques ratés) voter ses nouvelles « lois » par les utilisateurs. Facebook tente aussi d’imposer sa propre monnaie interne au « royaume ». Avec Facebook connect, le profil Facebook est alors une sorte de carte d’identité du web qui permet de s’identifier sur de nombreux sites…

Même si ce n’est pas encore vraiment une nation (peut être une ONG comme le dit The economist) Facebook est un vrai terrain politique. Il y a de nombreux débats et les groupes sont autant de badges pour afficher ses opinions. Les fans de complot disent même que la CIA et le FSB russe font parti des investisseurs…

Facebook apparaît alors sous un autre angle… Mais bon Facebook reste aussi une cour de récréation géante pour adolescents où des « amis » élévent des motons dans farmville…

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href="http://www.wiseweb.fr/2010/09/facebook-un-internet-pour-les-nuls-ou-une-nation-en-devenir">

December 17 2009

02:03

Liberté, égalité, neutralité…. du net

Le débat actuel sur la neutralité du net soulève de nombreuses questions y compris en dehors de la sphère du net. J’ai eu la chance de participer récemment à 2 conférences sur le sujet : digiworld par l’idate avec l’essentiel des grands opérateurs (Orange, SFR, Bouygues, ATT, NTT) puis une table ronde sur le sujet à la cantine (les vidéos sont disponibles en fin de post).

Net neutrality on the road!

Net neutrality on the road!

Qu’est ce que la neutralité du net ?

Il existe de nombreuses pages sur la définition du sujet, mais je vais juste répéter celle de Beinjamin Bayart, président d’un FAI indépendant FDN que je trouve simple et juste.

Internet est un réseau composé de 40 000 sous réseau provenant des 40 000 opérateurs dans le monde qui  se mettent d’accord sur des formats et des protocoles communs. Une fois dans ce réseau, où que je sois sur internet je dois toujours voir le même internet. C’est donc un réseau neutre, un internet neutre.

Il peut y avoir des filtres qui occultent une partie d’internet. C’est autour de cette problématique qu’ont lieu les débats et les futurs lois probables.

En terme plus business, le débat sur la neutralité du net doit permettre de trancher si les propriétaires de tuyaux (les opérateurs fixes et mobiles qui sont aujourd’hui les mêmes) ont un droit de regard, d’interdiction, ou en tout cas le droit de prioriser ce qui passe dans leurs tuyaux.

Bien sur un tel sujet soulève beaucoup de questions plus large le combat entre les services web et les opérateurs telecoms, notamment sur les plans politique, juridique, philosophique (questions de liberté individuelle, censure d’état…). Je me contenterai d’analyser le débat à partir des conférences publiques auxquelles j’ai assisté mais il existe de nombreuses sources sur le sujet. Pour approfondir Je vous conseille les pearltrees suivantes :

Neutralité du net (mémoire) Netneutrality

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