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February 25 2012

01:29

Retour sur le BarCampBankParis7

J’ai participé avec Christophe Ducamp à l’organisation du BarCampBankParis7 le 28 janvier dernier.  Un bon succès populaire avec plus de 100 personnes dès la session du matin.  Merci à tous ceux qui sont venus et aux sponsors qui nous ont permis d’organiser l’événement. Malheureusement en tant qu’organisateur j’ai plus étais spectateur qu’acteur de cette édition. J’ai quand même participé à quelques ateliers et voici ce qui m’a marqué :

La créativité en action

-        OpenBankProject , excellent projet de logiciel de banque en OpenSource et surtout construit autour d’APIs. J’aime beaucoup le concept de pouvoir ouvrir l’accès à son compte en banque à des tiers à avec des niveaux de granularités différents : à ma femme je montre tout ou presque, à un organisme de crédit je montre juste que je suis dans le vert depuis 1 an. Un peu sur le principe des cercles de Google+. Le modèle pourrait s’appliquer en premier aux ONG qui veulent vraiment être transparentes sur leur rentrées et sorties d’argent. J’aime ce projet qui pourrait devenir une couche importante d’un futur « Banking OpenSOurce Stack ». Mais sans les autres couches disponibles pour l’instant OpenBakProject doit encore s’ancrer assez fortement sur les « vraies banques ». Je pense que ça ne va pas être facile à vendre, mais ce projet va dans la bonne direction. Merci aux 2 fondateurs de s’êtres déplacés de Berlin.

-        Réflexion #rebootbanking : un atelier un peu fourre-tout ou de bons questionnements ont émergé (une mindmap de la session par Thierry Marianne ):

  • Une banque 100% automatique sans humain est-elle possible ? souhaitable ? en d’autre terme à ton besoin des banquiers ? tout une partie des process peut bien sûr être totalement automatisée, comme l’explique l’excellent article de Chris Skinner sur le sujet . Mais il existe une partie conseil qui peut/doit être fait par des humains (nous parlons ici plutôt du financement de PME ou de banque privée). Seulement ces « humains » doivent-ils être banquiers ou plutôt spécialiste de mon secteur ? Peut être qu’une banque communautaire où les anciens clients deviennent des banquiers intérimaire pour accompagner les « nouveaux » dans les méandres de la gestion de trésorerie ou de l’augmentation de capital. Il pourrait aussi y avoir des conseillers freelance multisupports qui ne se spécialisent sur une banque mais un panel de solutions de financements.
  • A-t-on besoin d’agences bancaires ? ici nous avons évoqués des pistes d’agence unique, sorte de point banque commun où se font concurrence plusieurs ATM pour la plupart des opérations et quelques banquiers qui travailleraient en freelance en suivant des projets de A à Z et proposant des produits de plusieurs fournisseurs. Les ATM pourraient adapter leurs offres et prix en fonction des besoins de la banque. Besoin de compte d’épargne pour faire du core Tier1 ? des opérations marketing d’abondement sont proposés pour inciter le dépôt d’un chèque ici plutôt que là. Besoin de vider ses ATM car un rechargement vient demain, des coupons offerts en plus…
  • Comment visualiser l’argent ? une vraie question et les interfaces bancaires ne sont vraiment pas innovants mais surtout pratiques, et les acteurs du PFM ne proposent pas aujourd’hui d’évolutions transcendantes. Certes ils fournissent des graphiques mais nous sommes toujours proches du niveau Excel. Il doit exister d’autres méthodes mieux adaptées pour représenter l’argent. Holvi est un bon exemple d’interface différent, la banque en ligne fournie plutôt une sorte de timeline ou live stream à la twittter/facebook qui permet de voir défiler les interactions autour du compte (démonstration vidéo) . On imagine aussi des principes de visualisation de l’argent en flux dynamiques et non en stock un peu comme le fait Simple qui affiche des comptes qui anticipent le dépenses et entrées d’argent à venir.

-        Le Crédit Agricole était présent en force car ils avaient annoncé la veille la sortie de leur API et de leur APPstore. Plus de détails sur  c’est pas mon idée et le compte twitter de l’initiative.  Bravo à eux, une « grosse banque » qui lancent des expérimentations comme cela fait plaisir. J’espère qu’ils parviendront à faire naitre un écosystème sur leur plateforme.

-        A la fin de la journée Frederic Baud a fait une excellente présentation sur le modèle économique de la banque et pourquoi il était possible d’imaginer une banque de détail à la « Iliad/free ». Des services de bases offerts, et des services spécialisée sur des verticaux en plus. Il a écrit avec @niolasmax une étude en vente sur leur site.



Il y a aussi eu d’autres groupes de travail auxquels je n’ai pas participés :

  • Un atelier sur le manifeste du financement participatif qui avait pour but de poser les premières briques d’un projet de manifeste pour inciter les décideurs à faiciliter l’éclosion de ces plateformes de financement d’un nouveau genre. La mayonnaise a pris puisque le manifeste est maintenant écrit et signé par la plupart des acteurs du secteur et un événement pour le lancer sur le devant de la scène est prévu en mars.
  • un groupe de travail sur les monnaies complémentaires, un autre sur la gamification des services mobiles, et une présentation par Daniel Kaplan, président de la FING venu présenter et échanger sur l’idée du programme Mes infos, très bonne initaitive de VRM dans laquelle les banques ont claiement un rôle à jouer.

Globalement j’ai beaucoup apprécié cette journée et fait de belles rencontres ce qui reste le but d’un barcamp. J’ai quelques regrets, qu’il n’y ait pas eu de discussion plus techniques sur des projets comme openbank project ou encore Pico money ou project ripple qui sont des évolutions technologiques qui doivent permettent de faciliter la gestion des process de bases bancaires pour quasiment les intégrés au code. Je ne suis pas codeur mais je pense que nous ont manquons, en plus de penser les nouveaux modèles bancaires, il faut aussi les construire avec les nouveaux outils à notre disposition.  Prochaine étape organisé un #hackmybank plus tourné développeurs et fabriqué une banque en un week-end! J’aurai aimé aussi plus parlé de comment représenter l’argent. Je suis sûr qu’il y a de nouvelles pistes à explorer, les spécialistes du design et du UX sont les bienvenus aussi pour le prochain BarcampBank.

Merci à http://www.synopteek.com/ qui a réalisé une mindmap géante de l’événement

Une autre Mindmap globale par Thierry Marianne

L’ensemble des participants peut être trouvé ici, la page canonique qui regroupe tous les liens autour de ce barcampBank  et Christophe Langlois aka @visible_banking, a réalisé une série d’interview de certains participants.

Conclusion : API, gamification, P2P et share economy, #dataviz, #bigdata… toutes ces tendances globales du web arrivent petit à petit dans le monde bancaire. Les années à venir vont êtres très intéressantes à suivre!

D’autres liens :

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January 11 2012

01:55

news of the day in the Fin Tech world

I test my Storify / WordPress plugin. But the content of the storify is still worth reading

View the story “FinGeek news of the day” on Storify

Storified by nicolas debock
  • 1

FinGeek news of the day

the best story I read today in the field of finance 2.0

  1. A Nice List ! 

  2. And you even get @davemcclure fintech portfolio
  3. Good overview in one image of the US payment landscape

  4. So can we create a speculator bot ? 

  5. More proof of Bank as a Platform

  6. Fintech innovation Lab in NY portfolio

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January 05 2012

22:38

Innovation Bancaire, 2011 une année mouvementée, qu’attendre de 2012 ?

L’année 2011 a été très chargée dans les innovations technologiques et marketing de l’univers des services financiers. Cette évolution rapide est liée à plusieurs facteurs :

-        Les évolutions technologiques : le cloud qui permet d’agréger et d’analyser de grande quantité de données (et la finance est une activité qui créée et exploite avant tout de la donnée), les Smartphones qui sont l’outil parfait pour faire le lien entre internet et le point de vente.

-        Les évolutions réglementaires : le lobbying de certains acteurs extérieurs à l’univers bancaire et  l’ouverture à une concurrence européenne sont autant de forces qui assouplissent les conditions d’entrée sur un marché où jusqu’à présent la marche était très haute.

-        Les évolutions dans les usages : Le développement de l’usage du smartphone en magasin et une plus grande confiance dans les places de marchés en ligne ont soutenus la croissance de nouveaux services financiers. La dimension « sociale  et communautaire » du web qui s’applique aussi aux secteurs financiers avec l’apparition de réseaux sociaux autour des finances (partager des conseils pour la consommation et l’investissement, se regrouper en communauté pour consommer…)

Je résume ici les tendances qui se confirment en 2011 et en essayent de voir les nouvelles tendances à venir. Le prochain BarCampBank à Paris, le 28/01 sera l’occasion d’échanger sur ces sujets entre autres. Un groupe Google+ fait aussi passer de nombreux liens.

Paiement

L’essor du porte monnaies électroniques (Wallet) : si Paypal a eu le champ plus ou moins libre pendant une décennie sur ce secteur, les gros acteurs ont lancé leurs portemonnaies en 2011 : les opérateurs mobiles (ISIS aux US, Buyster en France…), les banques (Kwixo, ICB), les géants du web (Amazon check Out, Google Wallet). 2012 donnera des indications sur qui seront les vainqueurs, l’indicateur intéressant étant de savoir combien de marchands acceptent ces nouveaux moyens.

Paiement en magasin : La forte croissance du parc de smartphone qui est un lien permanent vers le cloud et permet donc d’être le point d’accès central vers différents services web qui, intégrés, enrichissent véritablement l’expérience de consommation (voir ce billet de la revue banque qui décrit bien à quoi va ressembler cette expérience avec une analyse du rôle joué par tous les acteurs ). En revanche le paiement n’a toujours pas trouvé le capteur du téléphone qui est son meilleur allié : le NFC/Sans contact poussé par les pouvoirs publics et les opérateurs mobiles mais tarde à décoller faute d’un parc installé, l’appareil photo qui sert de capteur pouvant lire les codes-barres ou photographié des chèques, le GPS qui permet la localisation dans un magasin, l’écran tactile qui peut permettre de signer. La réponse est surement dans la combinaison de ces capteurs.

La stratégie d’acquisition suivie par Paypal en 2010/2011 illustre cette tendance qui permet d’utiliser le mobile comme un outil de consommation au-delà du simple paiement (recherche de produits, comparaison et analyse, paiement, promotion, fidélité..). L’évolution des paiements en magasin passe aussi par la connexion des points de vente à Internet : terminaux de paiement ouverts sur IP, boutiques et arrière boutiques connectées (stock, crm, facture, commande, sourcing…).

Enfin l’utilisation du mobile comme terminal permettant d’accepter les paiements semble connaitre un véritable succès illustré par le parcours jusqu’ici sans faute de Square.

Fig1. Dépenses par secteur et montant via Square au Etats-Unis

A suivre en 2012 autour des paiements

-        Croisement plus profond du marketing et du paiement : le paiement s’insère dans des applications de « consommation »

-        Les magasins connectés : pour faire face à des consommateurs de plus en plus connectés, les magasins doivent aussi d’adapter en numérisant la plupart de leur processus.

-        Les porte-monnaies deviennent multicartes avec l’ajout d’autres cartes de paiement mais aussi de cartes de fidélités. La question ne va pas être quel sera le wallet de référence, mais quelle carte de mon wallet je vais utiliser le plus souvent (un peu comme les applications dans son téléphone, toutes ne sont pas utilisées à la même fréquence).

-        Croissance des offres de paiement basées sur le transfert, le prélèvement et non la carte de paiement (Dwollaaux Etats-Unis, SLimPay en France) ce qui diminue fortement les coûts de transactions et permet d’inventer de nouveaux modèles de paiement (abonnement, commissions…)

-        Désynchronisation de l’achat et du paiementdes offres comme Klarna permettent de commander en ligne et payer à la livraison, de plus en plus de modèles d’abonnement comme la nouvelle offre de Square . Voir le billet de TekFin sur le sujet.

-        Croisement de l’identité et des paiements (c’est en partie la stratégie de Paypal avec OpenID)

-        Terminaux de paiement en magasins plus ouvert permettant l’intégration d’applications tierces.

-        Fin du modèle à 4 coins et retour des réseaux fermés : de plus en plus d’offres de paiements innovants se construisent sur des boucles fermées où la personne qui paye et la personne qui accepte le paiement sont tous les 2 clients du même fournisseur  : ceci implique une moins grande universalité des moyens de paiement mais plus de liberté dans les modèles économiques.

-        Les monnaies complémentaires : l’apparition de monnaies spécifiques à un secteur économique ou à une communauté vont profiter de l’essor des portes monnaies électroniques

Le Peer to Peer gagne en maturité

Les plateformes d’échanges financiers de personnes à personnes ont connu une année 2011 mouvementée mais leurs offres gagnent en légitimité. Il existe différents modèles, le prêt de particuliers au particuliers (prêt avec intérêt), le mécénat participatif (comme la plateforme de « Crowdfunding » Kickstarter aux Etas-Unis ou encore KissKissBankBank en France) et enfin le P2P venturing où les participants prennent des parts dans les sociétés qu’ils financent.

Les plateformes de prêt de particuliers à particuliers comme Prosper ou LendingCLub aux Etats-Unis ou encore FriendsClear ou Prêt d’union en France ont toutes levées des fonds et validées leur modèle légalement auprès des instances de régulation. Aux Etats-unis un amendement est en discussion au sénat pour donner plus de légitimité à ces plateformes.

A suivre en 2012 auour du Peer to Peer

-        En France, Lobbying pour un assouplissement réglementaire des contraintes des plateformes de financement décentralisé

-        Nouveaux outil de calcul du risque basé sur la réputation en ligne. Est-ce qu’un utilisateur aura un tôt d’intérêt calculé en fonction de ses amis Facebook ? Des banques travaillent déjà sur le sujet.

-        Accroissement de l’intégration des outils de financement et des réseaux sociaux (tontines 2.0)

Banque en Ligne : PFM et nouvelles banques

Après le lancement début 2011 de l’offre de Gestion des finances personnelles (PFM) de Boursorama MoneyCentre, les banques lancent toutes leur propre PFM que ce soit sur l’interface de banque en ligne classique ou à travers des applications mobiles.  Des start-up (Linxo http://www.linxo.com/, Bankin http://bankinapp.com/ ) se positionnent aussi sur ce marché en mettant en avant l’agrégation de compte et des interfaces plus dynamiques.

Des nouvelles banques innovantes se sont aussi lancées en 2011 avec Simple qui avec un deisgn épuré et un positionnement de plateforme ouverte qui montre la voie des banques de demain, MovenBank http://bank2book.com/2011/09/20/movenbanks-reboot-of-banking-now-the-work-really-starts/, la première banque qui demande à ses utilisateurs de se connecter avec son profil Facebook qui ne propose aucune carte (que du paiement via mobile) et enfin qui analyse les profils sur les réseaux sociaux afin d’offrir des crédits.

Vidéo : présentation de l’interface de BankSimple

Simple Demo from Simple on Vimeo.

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September 16 2010

22:23

Bank as a Platform

Une nouvelle génération de services bancaires est en train d’émerger. En s’appuyant sur les technologies web, mais surtout sur les nouveaux business model que ces technologies induisent, des start-up proposent des offres bancaires nouvelles.

Je ne parle pas ici des banques en ligne, simple nouveau canal de distribution pour les grands réseaux de banques de détail, mais bien de nouveaux modèles bancaires proches d’une stratégie As a Service et plus précisément As A platform.

Petit rappel sur ce qu’est le cloud computing

Quand on parle du cloud computing, d’un point de vue technologique nous parlons d’applications qui tournent sur des serveurs à distance fournis par des tiers, d’un point de vue business model nous parlons de facturation à l’usage. Mais plus précisément le cloud est sur  3 niveaux :

-         L’infrastructure as a Service (IaaS) qui fournit les services de bases, les couches les plus basses comme la mémoire vive, le stockage, le réseau, la puissance de calcul. Amazon avec son offre Amazon Web Service est un des plus gros fournisseurs et un grand nombre de service web qui se lance aujourd’hui tournent sur ces infrastructures (c’est pour cela que j’appelle cette page API status of AWS le poul universel du web). Les fournisseurs d’IaaS ont tendance à offrir des services de plus en plus évolués en proposant en plus de l’infrastructure des suites logiciels intégrés, par exemple la gestion de base de données. On appelle alors ces services des Plateforme as a Service

-         Les Platform as a Service (PaaS) sont destinées à fournir plus qu’une simple infrastructure mais plutôt un environnement de développement. Sur ces plateformes, les développeurs peuvent construire des services  web, des applications. Ces plateformes sont soit très généralistes (Google Gear permet de développer tout type d’applications) soit vertical (google maps est une PaaS où des tiers développent des applications autour de la localisation et des cartes. Google fournit les briques de bases (des cartes, photosatellite…) et les connecteurs pour facilement utiliser ces briques. Facebook est aussi une plateforme qui fournit comme brique de base les interactions sociales et des outils de publications (les « murs »).  Salesforce et sa plateforme force.com qui permet aux entreprises de développer des applications internes au delà du CRM (comptabilité, gestion de projet..…)

-         Enfin les Software as a Service (SaaS) qui sont la partie émerger de l’iceberg. Ce sont les applications que nous utilisons sans avoir à les installer sur nos ordinateurs / téléphones mobiles. La liste est longue de Gmail à Salesforce en passant par les jeux sur facebook, les ERP (netsuite) mais aussi deezer ou picassa.

Pour l’industrie bancaire à quoi pourrait ressembler les couches d’un Cloud Bancaire

source : the park Paradigm

-         Pour les infrastructures les  besoins spécifiques vont être autour de la sécurité et surtout de la fiabilité. Des infrastructures avec sauvegarde à chaud et de garantie d’accès aux données 24/7. Les fournisseurs d’infrastructure as a service pour les services financiers devraient être les mêmes que ceux des banques actuelles (des acteurs spécialisés dans les salles blanches protégés de type Sungard) ou les acteurs du IaaS type amazon s’ils sont capable d’offrir les même garanties (mais à quel coût ?).

-         Pour la partie plateforme, il n’existe pas encore vraiment de Bank as A Platform. Cependant on commence à voir des acteurs évoluer vers cette stratégie :

  • Des banques traditionnelles qui sous-traite leur back office de core banking et leur SI à des acteurs innovants tiers. Puisque la banque a déjà réalisé des investissements dans un Système d’information bancaire qui respecte les différentes réglementations elle peut vendre à des tiers sa plateforme Bancaire. En France, Arkea (la caisse régional de l’ouest du crédit mutuel) suit cette stratégie en louant son Bak-office à de nombreuses start-up (Limonetick, Lemonway, Monet…), BNP Paribas retail banking semble aussi suivre cette stratégie. D’une façon général, ce que les banquiers appellent usine bancaire, quand des banques parfois concurrentes regroupent leur back office sur certaines activités (paiement, titres…) a le potentiel (si les décisions stratégiques sont prises) de devenir une Bank As A platform.

Cette notion est trés bien résumé par l’excellent Chris Skinner :

Once you have network enabled components, you can add any branch, product or even country onto the network for zero extra cost. That’s the power of BaaS. That’s why some banks are starting to white label and break apart their traditional services so that corporates can just buy-in the bits they like and want.  That might be a SWIFT Gateway here, internet payment services there, international money transfers here, cheque processing there … all bits of banking, all prices and packaged to plug and play as a service.

Source, Chris Skinner aka The Finanser

BankSimple la première Bank as a Platform issue du Web

  • Les acteurs du monde du paiement ou du porte-monnaie électronique. Ils ne sont pas encore des banques mais ils sont proches d’un compte courrant avec leur porte monnaie électronique.  Paypal évolue d’ailleurs vers une plateforme en fournissant des APIs. Venu des moyens de paiement pur, Paypal évolue vers un métier de tenue de compte. Il concentre son cœur de métier sur le paiement  et le calcul du risque et laisse des tiers développer des applications incluant paypal comme coeur de solution

Pour fonctionner toutes ces plateformes devront offrir des connecteurs (API) pour laisser facilement des tiers brancher leur propre service.

-         Enfin pour la partie software/service il existe déjà de nombreux services financiers en SaaS. Paypal est un exemple de paiement en SaaS, etrade qui permet d’acheter des actions. Mais parmi les moins connus smartypig une sorte de livret A 2.0, Mint pour la gestion de compte…. Une liste assez complète peut être trouvé ici (merci à Frédéric Baud d’avoir créer et garder cette page en vie et au passage merci à toute la communauté du BarcampBank ) et je reviendrai plus en détail sur les services possibles dans un second billet sur les Bank As A Platform

Pour aller plus loin

Sean Park, un des business Angel de Bank Simple a réalisé une présentation Prezi captivante sur le sujet à voir ci dessous ou à écouter commenter par son auteur sur son blog :

platforms, markets and bytes on Prezi

Tekfin a publié au mois d’aout dernier un bon billet sur le même sujet : Banking as a Platform

De mon coté je tache de faire une veille active sur le sujet dans ma Pearltrees Bank as a Utility :

Dans le prochain billet nous regarderons plus en détail les différentes briques qui peuvent composer les étages d’une telle banque mais aussi les business models derrière ces stratégies. Enfin nous regarderons un peu plus dans l’avenir où les fonctionnalités bancaires de bases seront devenues de simple standard de communication informatique au même niveau que les couches TCP/IP.

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